Le département du cantal

 

 

    Le département du Cantal appartient à la région Auvergne. Il comporte 3 arrondissements, 27 cantons et 260 communes. Sa superficie est de 5726 km².  Avec ses 80 km de diamètre et ses 1855 m de hauteur, le plomb du Cantal est le plus grand volcan de France et occupe 80 % de la superficie du département. Les éruptions cessèrent vers la fin du tertiaire, il dépassait les 3000 m de hauteur.

   Avec 158 723 habitants, le Cantal est le 87e département par sa population et le 91e par sa densité.

   Les zones montagneuses sont particulièrement délaissées. En 1886, elles avaient deux à trois fois plus d’habitants. Le bassin d’Aurillac à lui, par contre, gagné 23000 habitants, doublant ainsi sa population.

   Malgré tout, en cent ans, le Cantal  à perdu le tiers de sa population. Plus de décès que de naissances, plus de départs que d’arrivées, le Cantal perd sur les deux tableaux. Ainsi la moyenne d’age de la population est de 41 ans dans le département et de 37 ans en France. Les étrangers représentent 1% de la population ( le pays est à 6% ), on dénombre plus d’hommes que de femmes ce qui explique un chômage plus important. En 1990, le Cantal comptait 58 000 emplois avec une forte présence agricole.

 

Histoire et préhistoire de cantal

  Le peuplement du cantal commence vers 13 000 ans avant Jésus-Christ en raison du caractère montagneux de la région et de la disparition des glaciers. Les plus anciennes traces humaines se trouvent dans le bassin d’Aurillac. Au fur et à mesure du réchauffement de la planète, les hommes s’élevèrent  vers les sommets en s’établissant sur les communes de Saint-Chamant, Chalinargues, Molompize, Raulhac, Colandres.

Cultures et élevage apparaissent vers 5 000 avant J-C. La pratique de l’incinération ou l’érection de mégalithes est la preuve de pratiques religieuses. Vers 1 000 avant J-C, les celtes venus du nord, s’implante dans le massif volcanique et donne son nom au Cantal (mot celte cant qui signifie brillant).

La romanisation commence après 52 avant J-C, on note environ 300 lieux s’achevant par le suffixe (acum). Ainsi Aurillac, doit son nom à un certain Aurelius. La christianisation débute à la fin du IIIéme siècle, elle est l’œuvre de saint Mary, saint Mamet et de saint Flour. En 507, les Francs s’installent en Auvergne. Vers 969, les seigneurs locaux s’affrontent. Autour de l’an 1000, la Haute Auvergne peut s’enorgueillir d’avoir fait naître les deux plus grands personnages de la chrétienté : le pape Sylvestre II et l’abbé de Cluny Odilon de Mercoeur. Louis VIII, lègue ses terres à son fils et permet à cet héritier de rétablir l’ordre dans les campagnes. Plusieurs villes retrouvent leurs libertés tel que Aurillac en 1347, Mauriac en 1246, Saint-Flour en 1249. Alphonse de Poitiers meurt sans enfant, et ses terres reviennent à la couronne de France. Durant la guerre de Cent Ans, le territoire cantalien placé à  la frontière des possessions Anglaises d’Aquitaine, subit les assauts des Routiers. La peste noire s’ajoute aux malheurs  des temps, décime les populations au milieu de XIVè siècle. En 1628, la misère règne  à Aurillac, en 1635  les paysans se soulèvent dans «la guerre des esclop ».

L’ouverture de la Haute Auvergne sur le monde extérieur se manifeste au XVIIIè siècle, par l’amélioration des voies de communications, notamment par la création de la route reliant saint-Flour à Aurillac. En 1790, la révolution fixe le chef lieu du département à Aurillac, c’est la période de la guillotine. Le XIXè siècle apporte la mise en place d’un réseau ferré (1866) et le percement du tunnel du Lioran (1839). L’émigration est une nécessité pour les familles nombreuses, on les retrouve à Paris, Belgique et pays-Bas.

 

Le journal de l’info

L’emploi :

Parmi les 25 premiers employeurs du Cantal, les plus importants sont les établissements hospitaliers ou d’action sociale. Les 5 premiers représentent à eux seuls 3300 emplois et sont essentiellement concentrés à Aurillac. Les entreprises de type « grande surface » deviennent des employeurs locaux importants, avec des effectifs supérieurs à 50 salariés.

 Nos forêts :

Avec ses 160016 hectares, le taux de boisement du cantal est de 27,7%, ce qui est comparable au taux national. La cadence de reboisement a été très élevée dans les années cinquante et soixante. Les essences plantées sont constituées pour plus de 90% de conifères parmi lesquels domine l’épicéa (44,3%),  le douglas (28,5%), le sapin pectiné (13%), le pin sylvestre (4,7%).

 Le tourisme : 

Les qualités intrinsèques du Cantal facilitent la promotion et la valorisation de produits touristiques identitaires et offrent le cadre idéal pour la pratique d’activités en toute saisons.

Le tourisme d’hiver bénéficie de la station du Lioran et des circuits de montagne pour le ski de fond. Le tourisme d’été s’organise autour de randonnées et découvertes de nos montagnes.

 L’énergie :

Le cantal est exportateur d’énergie électrique. Les nombreux aménagements hydroélectriques sur la Truyère, la Cère, la Dordogne produisent annuellement plus de 1200 GWh, sans aucune pollution atmosphérique, soit près de deux fois la consommation du département. Les villes d’Aurillac, Ydes, Saignes, Maurs et saint Etienne de Maurs sont desservis en gaz naturel.

Trois burons sont alimentés par des panneaux solaires et des projets de fermes éoliennes sont en cours d’étude.

 L ’Artisanat :

Au 1er Janvier 2003, le Cantal compte 3011 entreprises artisanales. Malheureusement le département perd une quarantaine d’entreprises par an. Les implantations migrent vers les bourgs centres, pôles d’activités et bassins d’emplois.

Répartition pour 1999.

Bâtiment-----------------------1209 entreprises.

Transport---------------------- 809 entreprises.

Alimentation-------------------537 entreprises.

Travail de Métaux------------195 entreprises.

Bois, ameublement----------135 entreprises.

Autres fabrication------------120 entreprises.

Textile, habillement, cuir---22 entreprises.

 Les fromages :

Le cantal est la seule région de France à posséder 5 Appellations d’Origine Contrôlée sur les 33 françaises.

Le cantal - il est toujours fabriqué comme il y a 2000 ans.

Le Bleu d’Auvergne – sa fabrication n’a pas changé depuis le milieu du XIX siècle.

Le Saint- Nectaire- fromage de roi, servi pour la première fois à la table de Louis XIV.

Le Salers- son origine se perd dans la nuit des temps.

 La population :

Au recensement de 1999, le département du Cantal ne compte plus que 150 700 habitants. Depuis le maximum démographique de 1836, il a perdu plus de 110 000 habitants. La densité moyenne est de 30 habitants au km².

 La migration :

L ‘émigration des cantaliens est ancienne et puisse ses racines dans l’émigration temporaire qui dès le XVIè siècle, pousse les plus pauvres, mais néanmoins les plus hardis, à se faire employer dans les régions voisines et plus tard jusqu’à Paris.

 Les professions :

Malgré le  caractère fortement rural et agricole, ce sont les employés qui ont la catégorie socioprofessionnelle  la mieux représentée.

Catégorie

Employés  27,6%.

Ouvriers     24,1%.

Profession intermédiaire 17,3%.

Agriculteurs exploitants  14,9%.

Artisans, commerçants, chefs d’Ets 9,6%.

Cadres, profession intellectuelle 6,5%.

 Les célébrités :

Gerbert d’Aurillac (938-1003)

 Après de brillantes études, il découvre la science arabe qui fait de lui un savant. Habile mathématicien et astronome, il devient archevêque de Reims puis monte sur le trône de Saint pierre sous le nom de Sylvestre II en 999.

 Alexis-Joseph Delzons  (1775-1812)

Il s’engage dans la légion à l’age de 16 ans, participe aux campagnes d’Italie et d’Egypte au côté de Bonaparte. Il meurt à la bataille de Malo-Iaroslawetz en 1812. Aurillac lui a érigé une statue sur le « gravier » inaugurée par le général Boulanger et pasteur.

 Arsène Lacarrière-Latour (1778-1873)

Après des études à Paris, cet Aurillacois devient ingénieur architecte. Il est l’artisan de la victoire Américaine sur les Anglais en janvier 1815. Il meurt à Saint-Mamet en 1830.

 Emile Duclaux (1840-1904)

Professeur à Tours, il enseigne la physique et la chimie biologique dans plusieurs universités. Il intègre l’institut Pasteur et devient le directeur en 1895. L’affaire Dreyfus sous la IIIème république le pousse à s’engager en devenant le cofondateur de la Ligue des Droits de l’Homme.

 Paul Doumer (1857-1932)

Ayant regagné paris, il passe son baccalauréat, enseigne les mathématiques et fonde son propre journal. Après la députation, il devient ministre des finances en 1895. Président du Sénat, il est élu Président de la République en 1931. Son destin s’accompli en tombant sous les balles de l’anarchiste Gorgoulov, le 6 mai 1932.

 Marie Marvingt (1875-1936)

Fille du directeur des postes de la ville d’Aurillac, elle multiplie les expériences sportives. Elle passe son brevet de chauffeur automobile dès 1914. Clémenceau lui demande d’organiser le ravitaillement et l’évacuation des blessés dans les Dolomites durant la Grande Guerre. Passionnée, elle obtient son brevet de pilote d’avion en 1910. Bienfaitrice de l’humanité, marie détient le palmarès inégalé de 17 records sportifs mondiaux et 30 décorations.

 Henri Mondor (1885-1962)

Originaire de saint-Cernin, ce chirurgien de la faculté de médecine de Paris se consacre à

 L’histoire de la médecine. Humaniste, il écrit de nombreux ouvrages de critique littéraire sur Mallarmé, Valéry, Gide.

 Georges Pompidou (1911-1974)

Normalien et agrégé de lettres, ce Cantalien entre en politique en 1944 aux côtés du Général De Gaulle. Elu président de la République en 1969, il crée le Centre National d’Art et de Culture qui porte son nom.

 Jules Védrines (1881-1919)

L’un des premiers grands aviateurs et premier pilote à dépasser les 100 Km/h. Il se pose sur le toit des galeries Lafayette, surnommé « le gavroche sublime ».

 Arsène Vermenouze  (1850-1910)

Poète et fébrile cantalien, émule de Mistral.

 

     

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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